Publier une vidéo sur LinkedIn ne demande ni matériel ni budget, et prend deux minutes. Ce qui décide du nombre de vues se joue ailleurs : le choix du natif, les trois premières secondes, les sous-titres, et le texte qui accompagne la publication.
Sur LinkedIn, tout le monde écrit. Beaucoup moins de gens se filment, et c'est exactement pour ça que la vidéo reste intéressante : elle est encore rare dans un fil saturé de texte.
Ce qu'elle apporte n'est pas une question d'algorithme, c'est une question de reconnaissance. Un prospect qui t'a vue parler pendant une minute arrive au rendez-vous en te connaissant déjà. Le ton, le débit, la façon d'expliquer : tout cela passe en vidéo et ne passe pas à l'écrit. Ça raccourcit le premier appel, et ça se mesure dans la qualité des conversations, pas dans le nombre de vues.
C'est d'ailleurs le prolongement de ce qui change quand on se met à publier : les gens cessent de te découvrir au moment où tu les contactes.
C'est le contre-pied que personne n'attend, et je le vérifie régulièrement.
Alba n'avait jamais fait de vidéo avant qu'on travaille ensemble. Elle en produit aujourd'hui sans y penser, et elle m'a dit que c'était plus simple pour elle que d'écrire un post : le français n'est pas sa langue maternelle, et à l'oral la question de la formulation parfaite ne se pose plus.
Un autre client m'a confié un jour qu'il était dyslexique. Écrire un post lui prenait des heures. La vidéo lui a rendu la parole, au sens strict.
On présente toujours la vidéo comme l'étape avancée, celle qu'on s'autorise une fois à l'aise avec le reste. Pour une partie des gens, c'est l'inverse : c'est le texte qui est la barrière, et la vidéo qui la contourne.
Un lien demande une décision. Une vidéo native n'en demande aucune : elle démarre seule, dans le fil, pendant que le pouce passe. Entre un contenu qu'il faut accepter d'ouvrir et un contenu déjà commencé, l'écart ne se rattrape avec aucune accroche.
Première décision, et elle se prend avant toute autre : tu téléverses ton fichier directement sur LinkedIn. Tu ne colles pas un lien YouTube, Vimeo ou Drive.
Un lien sort les gens de la plateforme, et une plateforme n'a aucun intérêt à faire sortir les gens. Une vidéo native se lance toute seule dans le fil, sans clic, sans nouvel onglet. Un lien demande une décision avant même qu'on ait vu la première image. Si ta vidéo existe déjà sur YouTube, tu ne partages pas l'adresse : tu réenvoies le fichier.
Depuis ton fil d'actualité, tu ouvres la fenêtre de publication en haut de page, tu choisis l'icône vidéo et tu sélectionnes ton fichier. Sur mobile, tu peux filmer directement depuis l'application, ce qui évite un transfert.
Pendant le chargement, écris le texte qui accompagnera la vidéo. Ce n'est pas du temps mort : c'est ce que les gens lisent avant de décider s'ils lancent la lecture, et les règles y sont celles de n'importe quelle accroche, deux lignes pour donner envie de la suite.
Une fois le fichier chargé, LinkedIn propose deux réglages qu'il ne faut pas sauter, les sous-titres et la miniature. Tu choisis qui peut voir la publication, et tu publies. Les libellés changent d'une mise à jour à l'autre, le trajet ne change pas.
Un mot sur la miniature, parce que c'est celle qu'on saute toujours. Par défaut, LinkedIn prend une image au hasard dans ta vidéo, et dans neuf cas sur dix c'est toi la bouche ouverte au milieu d'un mot. Trente secondes pour la remplacer, contre une première impression subie pendant toute la vie du post.


Une capsule, c'est une idée et une seule. Tu prends une question que tes clients te posent vraiment, tu y réponds, tu arrêtes. La tentation de tout dire dans la même vidéo est exactement ce qui fait décrocher à la vingtième seconde.
La capsule, d'abord. Une idée, expliquée en une à deux minutes, face caméra. C'est le format de base et celui qui demande le moins de préparation : tu prends une question que tes clients te posent vraiment, tu y réponds, tu arrêtes. Deux idées dans une même vidéo, c'est deux vidéos.
Le direct, ensuite. Il ne joue pas dans la même catégorie : on y répond en temps réel, on y est vu en train de chercher ses mots, et c'est précisément ce qui le rend convaincant. C'est aussi le format où l'impréparation se voit le plus, donc ce n'est pas par là qu'on commence. Il mérite son propre article.
Pour le cadrage, vertical ou horizontal, les deux passent. Le vertical occupe plus de place dans un fil consulté au téléphone, donc il retient davantage. L'horizontal reste utile quand tu montres un écran ou un document, parce qu'une capture verticale ne montre rien.
Et si te filmer ne te va décidément pas, le carrousel joue un rôle voisin : il arrête le défilement sans demander de se montrer.
LinkedIn avait testé la vidéo de profil, une courte présentation qui se lançait depuis ta photo. C'était une bonne idée, appréciée de ceux qui l'utilisaient, et la plateforme l'a supprimée. Si tu croises encore un tutoriel qui explique comment l'activer, il date.
Quant à la technique, elle ne sera jamais ce qui t'arrête. Un fichier .mp4 encodé en H.264 passe partout, et c'est ce que produit par défaut à peu près tout ce avec quoi tu filmes. Les limites de poids et de durée sont larges, plus basses depuis un téléphone que depuis un ordinateur, et tu ne les atteindras pas : la bonne durée est très en dessous.
Une capsule, c'est une idée et une seule. Tu prends une question que tes clients te posent vraiment, tu y réponds, tu arrêtes. La tentation de tout dire dans la même vidéo est exactement ce qui fait décrocher à la vingtième seconde.
Ta vidéo démarre seule, sans le son, dans un fil où le pouce est déjà en mouvement. Tu as environ trois secondes pour donner une raison de s'arrêter, et ces trois secondes ne se rattrapent pas au montage.
Ce qui ne marche pas est pourtant ce que tout le monde fait : un générique, un logo animé, une phrase de politesse. « Bonjour à tous, aujourd'hui je voulais vous parler de. » À la fin de cette phrase, tu n'as encore rien dit, et la personne est partie.
Ce qui marche est l'inverse. Tu commences par ta conclusion. L'affirmation, le constat qui dérange, la phrase que tu aurais gardée pour la fin. Tu expliques ensuite. On ne reste pas pour une introduction, on reste pour une promesse.
Le test est facile à faire sur ta dernière vidéo : coupe les dix premières secondes et regarde ce qui manque. Si rien ne manque, c'est que rien n'y était.
Une grande partie des vidéos LinkedIn sont regardées sans le son, au bureau, en transport, entre deux réunions. Dans ces conditions, une vidéo sans sous-titres n'est pas une vidéo silencieuse, c'est une vidéo qu'on passe.
LinkedIn en génère automatiquement, et ils sont corrects dans l'ensemble. Leur défaut est précis : ils écorchent les noms propres, les sigles et le vocabulaire métier. Autrement dit, exactement les mots qui qualifient ton lecteur. Relis-les, c'est deux minutes.
Il y a une seconde raison, moins évidente. Les sous-titres sont du texte, donc ils laissent une trace de ce que tu as dit. Ce que tu racontes à l'oral ne se cherche pas, ne se cite pas et ne se retrouve pas. Écrit, si.
On ne reste pas pour une introduction, on reste pour une promesse. Commence par la phrase que tu gardais pour la fin, et explique après. Si tu peux couper tes dix premières secondes sans rien perdre, c'est qu'il n'y avait rien dedans.
Soigner la production et négliger les trois premières secondes. C'est l'erreur chère, et elle est difficile à voir parce qu'elle donne le sentiment d'avoir bien travaillé.
On y met un générique, une musique, un cadrage propre, un logo en bas à droite. Tout cela se voit, et rien de tout cela ne retient. Pendant ce temps, l'accroche n'a pas été écrite, les sous-titres n'ont pas été relus, la miniature est celle que LinkedIn a choisie, et le texte au-dessus du post annonce « nouvelle vidéo ».
C'est la raison pour laquelle des vidéos tournées au téléphone font parfois dix fois le score de vidéos produites par une agence. La qualité d'image n'entre dans aucun calcul de diffusion. L'arrêt, si.
Pas le nombre de vues. Il compte des défilements, il monte tout seul, et il ne t'apprend rien.
Deux chiffres méritent ton attention. Le pourcentage de vidéo regardée, d'abord, qui te dit si ton accroche tient et à quelle seconde les gens décrochent. C'est le seul retour qui te permette de corriger quelque chose. Les commentaires, ensuite, qui te disent si ton sujet concerne réellement quelqu'un. Une vidéo à mille vues sans un commentaire n'a touché personne.
Et garde en tête que la diffusion se décide vite. Reste joignable l'heure qui suit la publication, et réponds à chaque commentaire par une phrase qui relance plutôt que par un merci. Publier puis partir, c'est faire la moitié du travail, et la plus facile des deux.
Pour apprendre à tout faire toi-même, tes vidéos comme le reste, c'est l'Accélérateur LinkedIn, et tu peux y ajouter des coachings en tête à tête si tu veux un regard sur ce que tu produis.
Si tu préfères qu'on travaille le positionnement, le profil et la stratégie ensemble, puis que tes contenus et ta prospection tournent sans toi, c'est Le Système.
Reprends ta dernière vidéo et coupe les dix premières secondes. Est-ce que quelque chose manque ? Si la réponse est non, tu sais déjà pourquoi elle n'a pas fait de vues.
Toujours le fichier, jamais le lien. Une vidéo téléversée sur LinkedIn se lance seule dans le fil, sans clic et sans nouvel onglet. Un lien YouTube demande une décision avant même qu'on ait vu la première image, et il fait sortir les gens d'une plateforme qui n'a aucun intérêt à les laisser partir. Si la vidéo existe déjà sur YouTube, tu la réenvoies en fichier sur LinkedIn. Les deux versions coexistent très bien.
Plus courte que ce que tu imagines. Une idée par vidéo, une à deux minutes, et tu arrêtes. Les limites techniques de LinkedIn sont bien plus hautes, mais elles ne sont pas la question : ce qui compte est le pourcentage de vidéo réellement regardé, pas le nombre de secondes disponibles. Une vidéo courte terminée vaut mieux qu'une longue abandonnée à la vingtième seconde. Si tu as deux idées, fais deux vidéos.
Oui. Une grande partie des vidéos LinkedIn sont regardées sans le son, au bureau ou en transport, et dans ces conditions une vidéo sans sous-titres n'est pas silencieuse, elle est passée. LinkedIn les génère automatiquement et ils sont corrects dans l'ensemble, avec un défaut précis : ils écorchent les noms propres, les sigles et le vocabulaire métier. Autrement dit, les mots qui qualifient ton lecteur. Relis-les, c'est deux minutes.
Non. LinkedIn avait testé la vidéo de profil, une courte présentation qui se lançait depuis la photo, et la plateforme l'a supprimée. C'était une bonne idée, appréciée de ceux qui l'utilisaient. Les tutoriels qui expliquent encore comment l'activer datent d'avant le retrait. Ce qui reste, c'est la vidéo publiée dans le fil, et la section À la une de ton profil, où tu peux épingler une publication vidéo pour qu'elle reste visible.
On regarde ensemble où tu en es, ce qui te freine réellement, et ce qui aurait le plus d'impact en premier. Quinze minutes, des questions précises, et tu repars en sachant par quoi commencer.
Oui, je réserve mon appel