Un premier post LinkedIn n'a pas à être viral, il doit donner envie de cliquer sur ton nom. Les cinq éléments qui comptent vraiment, ce qui a changé du côté des hashtags, et le sujet exact par lequel commencer quand on ne sait pas quoi écrire.
Publier entretient une présence. Chaque post rappelle à ton réseau que tu existes et que tu fais ce métier, et c'est ce rappel qui décide de qui viendra à l'esprit le jour où un besoin apparaît.
C'est aussi une occasion de démontrer ton expertise plutôt que de l'affirmer, et de te situer dans les discussions de ton secteur. Rien de tout ça ne se joue sur un post. Ça se joue sur la durée, et c'est justement pour ça qu'il faut commencer.
Pas devenir viral. Faire cliquer sur ton nom.
Le trajet est toujours le même : quelqu'un voit ton post, quelque chose l'accroche, il clique sur ton nom, il arrive sur ton profil, et c'est là qu'il décide s'il t'écrit ou non. Le post est une porte, pas un argumentaire.
Ce qui veut dire une chose, avant même d'écrire : assure-toi que ton profil tient. Un premier post réussi qui renvoie vers un profil vide, c'est une porte ouverte sur une pièce vide. À commencer par la partie la plus visible, ta bannière et les cinq erreurs à ne pas y faire.
Deux lignes. C'est tout ce que LinkedIn affiche avant le bouton « voir plus », et c'est donc tout ce dont tu disposes pour obtenir un clic. Un post excellent avec une première ligne molle ne sera pas lu, et tu concluras à tort que le sujet n'intéressait personne. Écris ton texte d'abord, choisis ton accroche ensuite : elle est presque toujours cachée au milieu de ce que tu as écrit.
LinkedIn n'affiche que les deux premières lignes avant le bouton « voir plus ». Tout ce que tu as à dire de convaincant ne sert à rien s'il est à la ligne cinq.
Ce qui fonctionne : une question précise, un chiffre inattendu, une affirmation qui prend position, le début d'une anecdote. Ce qui ne fonctionne pas : « je suis ravie de vous annoncer », « petit post pour vous parler de », ou toute phrase qui annonce ce que tu vas dire au lieu de le dire.
Une méthode qui évite l'angoisse : écris ton post en entier, puis cherche l'accroche dedans. Elle est presque toujours au milieu du texte, dans la phrase que tu as écrite sans y penser.
Un bloc compact décourage avant même d'être lu. Sur un écran de téléphone, dix lignes collées ressemblent à du travail.
Une idée par ligne, un saut de ligne entre les paragraphes, et des phrases courtes. Les listes fonctionnent bien pour les énumérations, mais ne fais pas un post entièrement en puces : ça se lit vite et ça s'oublie aussi vite, parce qu'il n'y a plus de raisonnement à suivre.
Un post se lit sur un téléphone, dans les transports, entre deux choses. Un bloc compact de dix lignes se voit avant d'être lu, et ce qu'il dit visuellement c'est « ça va te prendre du temps ». Une idée par ligne, des blancs entre les paragraphes, et la lecture devient gratuite.
Que veux-tu que ton lecteur fasse ? Commenter, partager, t'écrire ? Choisis une chose et demande-la simplement. « Qu'en penses-tu ? » suffit largement, à condition que la question soit ouverte et que la réponse ne soit pas oui ou non.
Deux erreurs à éviter. Empiler les demandes (commente, partage, abonne-toi, télécharge) : personne n'en fait aucune. Et poser une question dont la réponse est évidente, qui donne l'impression qu'on cherche de l'engagement plutôt qu'une conversation.
Une image bien choisie fait ralentir le défilement et donne un point d'ancrage à ton message. Une photo de toi en situation, une capture d'écran, un schéma fait à la main : tout ce qui vient de ton quotidien fonctionne.
En revanche, une illustration de banque d'images choisie pour remplir la case n'ajoute rien et signale un post générique. Pas de visuel vaut mieux qu'un visuel décoratif. Le texte seul reste un format parfaitement viable.
Un post se lit sur un téléphone, dans les transports, entre deux choses. Un bloc compact de dix lignes se voit avant d'être lu, et ce qu'il dit visuellement c'est « ça va te prendre du temps ». Une idée par ligne, des blancs entre les paragraphes, et la lecture devient gratuite.
Pendant des années, le conseil était d'en choisir trois à cinq, entre populaires et de niche. Ce conseil est aujourd'hui largement périmé : LinkedIn a fortement réduit leur rôle dans la diffusion, et un post sans aucun hashtag circule aussi bien qu'un post qui en porte cinq.
Tu peux en garder un ou deux si tu veux marquer un thème récurrent, comme une signature. Mais si tu comptais dessus pour toucher au-delà de ton réseau, il faut chercher ailleurs.
La première heure. LinkedIn teste ton post sur une petite partie de ton réseau et élargit selon les réactions. Un commentaire pèse beaucoup plus qu'un like, et une réponse de ta part à ce commentaire pèse encore davantage.
Concrètement : publie quand tu es disponible dans l'heure qui suit, et réponds à chaque commentaire par autre chose que « merci ». Le temps que tu passes en commentaires compte plus que le temps que tu passes à rédiger.
Les hashtags ont perdu presque tout leur pouvoir de diffusion, et les conseils qui les présentent encore comme un levier datent d'une époque révolue. Ce qui décide aujourd'hui, c'est la première heure : qui commente, et surtout si tu réponds. Une conversation dans les commentaires vaut plus que n'importe quelle sélection de mots-dièse.
C'est la vraie question, et personne n'y répond. Voici la réponse : la question qu'on te pose le plus souvent en rendez-vous.
Pas ta présentation, pas ton parcours, pas l'annonce que tu te lances. Une question réelle, posée par un vrai client, et ta réponse. Trois raisons à ça : tu sais déjà quoi dire, donc tu n'as pas la page blanche. Si la question revient, c'est qu'elle intéresse ta cible. Et elle te positionne immédiatement comme quelqu'un qui pratique, pas comme quelqu'un qui commente.
Le post d'annonce (« je me lance, voici mon nouveau projet ») fonctionne une fois, auprès de gens qui te connaissent déjà, et il ne dit rien à personne d'autre. Garde-le pour plus tard, ou saute-le.
Le premier post ne produit presque rien, et c'est normal. Ce qui produit quelque chose, c'est le trentième, parce que la mécanique fonctionne par accumulation. La bonne fréquence n'est donc pas celle qu'on te recommande, c'est celle que tu tiendras douze mois : un post par semaine pendant un an bat quatre par semaine abandonnés en mars.
Et le contenu arrive en troisième position seulement, après le positionnement et le profil, dans l'ordre à respecter pour trouver des clients sur LinkedIn.
Pour ceux qui veulent construire leur présence eux-mêmes, dans le bon ordre, c'est ce qu'on installe dans l'Accélérateur LinkedIn, mon programme de formation. Pour ceux qui préfèrent que le profil, la publication et la prospection tournent sans y consacrer leurs semaines, c'est ce que je prends en charge dans Le Système.
Avant de publier, relis ton post et demande-toi ce qu'un lecteur en retire concrètement. S'il n'en retire rien qu'il ne savait déjà, ce n'est pas encore un post, c'est une annonce.
Les créneaux qui marchent le mieux sont ceux où ta cible consulte LinkedIn, en semaine, plutôt le matin. Mais le critère le plus important n'est pas l'heure idéale, c'est ta disponibilité dans l'heure qui suit : si tu publies et que tu pars en rendez-vous, tu rates les premiers commentaires, qui sont précisément ce qui fait circuler le post.
Oui, en cliquant sur les trois points en haut du post puis Modifier. La correction est possible à tout moment, mais elle a un coût : la modification peut interrompre la diffusion en cours. Si l'erreur est mineure, mieux vaut la corriger en commentaire. Si elle change le sens, corrige le post et accepte de perdre un peu de portée.
Un lien fait sortir le lecteur de la plateforme, et LinkedIn n'a aucun intérêt à favoriser ça. L'usage qui fonctionne est de garder le post entier et de placer le lien en premier commentaire, ou de l'ajouter dans le post une fois la diffusion lancée. Et pose-toi la question en amont : la plupart des posts n'ont besoin d'aucun lien.
Le premier mois, presque rien. Vers le troisième, des gens de ton secteur commencent à te reconnaître. Vers le sixième arrivent les premiers messages de lecteurs silencieux. Le troisième mois est le moment où la plupart abandonnent, c'est-à-dire exactement quand la mécanique commence à se charger.
On regarde ensemble où tu en es, ce qui te freine réellement, et ce qui aurait le plus d'impact en premier. Quinze minutes, des questions précises, et tu repars en sachant par quoi commencer.
Oui, je réserve mon appel