Le conseil des trois à cinq hashtags décrit un réseau qui n'existe plus. LinkedIn a retiré aux mots-dièse leur rôle de diffusion, et un post sans aucun hashtag circule aussi bien qu'un autre. Ce qu'il en reste, ce qui décide vraiment de ta portée, et le terrain qui vient de s'ouvrir avec les moteurs de recherche.
Trois à cinq hashtags par publication. Un mélange de généralistes et de niche. En fin de post pour ne pas couper la lecture. Une majuscule à chaque mot. Suivre les hashtags de ton secteur pour rester à jour.
Tu trouveras ça partout, y compris dans des articles publiés récemment. Je l'ai écrit moi-même.
Ces conseils décrivent un réseau qui n'existe plus. À l'époque, un hashtag était une porte : les gens s'y abonnaient, les fils de hashtags étaient consultés, et publier sous une étiquette populaire pouvait te faire découvrir par des inconnus.
LinkedIn a démonté cet étage progressivement, sans annonce fracassante. Les pages de hashtags ont perdu leur rôle, l'abonnement par thème n'alimente plus vraiment le fil, et la diffusion s'est recentrée sur les interactions et la proximité du réseau. Le levier n'a pas faibli, il a été retiré.
Personne ne l'a beaucoup répété, parce qu'un conseil technique se recopie plus facilement qu'il ne se vérifie.
Un post sans aucun hashtag circule aussi bien qu'un post qui en porte cinq. Fais le test sur dix publications, tu verras que l'écart disparaît dans le bruit. Ce qui veut dire qu'un quart d'heure passé chaque semaine à choisir les bons mots-dièse est un quart d'heure pris sur ce qui compte.
Deux choses, et elles sont modestes.
Une étiquette de sujet. Un ou deux hashtags récurrents signalent au lecteur, en un coup d'œil, de quoi tu parles habituellement. Ça fonctionne comme une signature, pas comme un canal.
Un signal thématique faible. LinkedIn s'en sert marginalement pour comprendre le sujet d'un post, mais il le comprend déjà très bien en lisant le texte. Tu ne lui apprends rien.
Publie dix fois sans aucun hashtag et compare avec tes dix publications précédentes. L'écart disparaît dans le bruit : la variation entre deux posts du même auteur est bien plus grande que l'effet des mots-dièse.
C'est une expérience désagréable à faire quand on a passé deux ans à constituer des listes de hashtags. Elle est aussi la seule façon de se libérer d'un réflexe coûteux en attention.
LinkedIn teste ton post sur une fraction de ton réseau, observe, puis élargit ou s'arrête. Un commentaire pèse beaucoup plus qu'une réaction, et ta réponse à ce commentaire pèse davantage encore. Toute l'énergie que tu mettais dans la sélection de hashtags rapporte dix fois plus placée dans l'heure qui suit la publication.
La première heure. LinkedIn montre ton post à une fraction de ton réseau, regarde ce qui se passe, puis élargit ou s'arrête. Tout se joue dans cette fenêtre.
Le type d'interaction ensuite. Une réaction coûte un clic et vaut peu. Un commentaire coûte un effort et vaut beaucoup. Une conversation dans les commentaires, avec tes réponses, vaut davantage encore parce qu'elle prolonge la durée de vie du post.
Et la proximité. Les gens qui interagissent souvent avec toi voient tes publications en priorité, ce qui explique pourquoi une audience petite mais engagée produit plus qu'une grande audience passive.
Si tu consacres du temps à chercher les bons hashtags, tu optimises la variable la moins influente. Le même quart d'heure, placé dans l'heure qui suit ta publication pour répondre aux premiers commentaires, produit un effet mesurable.
Publier quand tu es indisponible coûte plus cher que de publier sans hashtag.
LinkedIn teste ton post sur une fraction de ton réseau, observe, puis élargit ou s'arrête. Un commentaire pèse beaucoup plus qu'une réaction, et ta réponse à ce commentaire pèse davantage encore. Toute l'énergie que tu mettais dans la sélection de hashtags rapporte dix fois plus placée dans l'heure qui suit la publication.
Pendant que les hashtags perdaient leur rôle, autre chose s'est installé : les publications LinkedIn sont désormais lues et reprises par les moteurs de recherche, les classiques comme les conversationnels. Un post peut ressortir des mois plus tard, devant quelqu'un qui n'a pas de compte LinkedIn.
C'est un changement de nature. Un post cessait d'exister au bout de 48 heures ; il peut maintenant travailler bien plus longtemps, à condition d'être lisible hors contexte.
Une machine cherche des mots dans des phrases, pas des étiquettes collées en fin de texte. Si ton sujet est la prospection LinkedIn, écris-le dans ton propos plutôt que de l'accrocher en mot-dièse.
Deux réflexes suffisent. Nomme les choses explicitement dès les premières lignes, au lieu de compter sur le contexte du fil. Et prends une position nette : une machine qui cherche une réponse à citer ne peut rien tirer d'un texte qui ne tranche rien. Ce sont les mêmes réflexes qui rendent un post mémorable pour un humain, ce qui évite d'avoir deux travaux à mener.
Les publications LinkedIn sont désormais lues par les moteurs de recherche, classiques comme conversationnels. Un post bien écrit peut ressortir des mois après, auprès de gens qui ne sont pas sur LinkedIn. Mais une machine cherche des mots dans des phrases, pas des mots-dièse alimentés en fin de texte : écris « prospection LinkedIn » dans ton propos plutôt que de l'accrocher en étiquette.
Garde-en un ou deux si tu tiens à marquer un thème, ou n'en mets aucun. Dans les deux cas, arrête d'y consacrer du temps. Les listes de hashtags par secteur, les outils qui mesurent leur popularité, les fichiers de suivi : tout ça peut disparaître de ton organisation sans conséquence.
Ce qui mérite ce temps libéré : être disponible après avoir publié, et écrire des choses qu'on ne trouve pas ailleurs. Le reste est une optimisation de détail sur un levier désactivé. Et ça suppose d'avoir d'abord réglé la question de fond, celle de ce que publier produit réellement, parce qu'un post qui ne s'adresse à personne ne sera sauvé par aucun réglage.
Quand on cherche combien de hashtags mettre, on cherche en réalité à toucher des gens hors de son réseau. C'est une bonne intention et un mauvais outil : la portée se construit par la régularité et par ce que tu dis, pas par un réglage.
C'est aussi la troisième brique seulement, après le positionnement et le profil, dans l'ordre à respecter pour trouver des clients sur LinkedIn.
Pour ceux qui veulent construire cette mécanique eux-mêmes, c'est ce qu'on installe dans l'Accélérateur LinkedIn, mon programme de formation. Pour ceux qui préfèrent que la publication et la prospection tournent sans y consacrer leurs semaines, c'est ce que je prends en charge dans Le Système.
Pourquoi cherches-tu à être vu par des inconnus plutôt qu'à être reconnu par les bons ? La réponse à cette question vaut plus que n'importe quelle sélection de mots-dièse.
Techniquement oui, le bouton existe encore sur certaines pages de hashtag. En pratique, l'abonnement à un hashtag n'alimente pratiquement plus ton fil, LinkedIn ayant démantelé ces pages au profit d'un fil piloté par les interactions. Suivre les bonnes personnes produit aujourd'hui un fil bien plus pertinent que suivre des thèmes.
Oui, et c'est une vieille bonne pratique qui reste valable : écrire #StrategieDeContenu plutôt que #strategiedecontenu. La raison n'est pas esthétique, c'est une question d'accessibilité. Les lecteurs d'écran utilisés par les personnes malvoyantes s'appuient sur les majuscules pour séparer les mots et prononcer correctement.
Pas davantage que sur un profil, et le problème d'une page se situe ailleurs : sa portée organique est structurellement faible parce que sur LinkedIn on suit des personnes. Ajouter des hashtags à un post de page ne corrige pas ça. Publier depuis ton profil, oui.
Le risque n'est pas une sanction officielle, c'est un signal de qualité. Une grappe de dix ou quinze mots-dièse ressemble à du remplissage et le lecteur le lit comme tel, ce qui pèse plus que n'importe quelle règle algorithmique. Si tu en mets, trois suffisent, et zéro ne te coûtera rien.
On regarde ensemble où tu en es, ce qui te freine réellement, et ce qui aurait le plus d'impact en premier. Quinze minutes, des questions précises, et tu repars en sachant par quoi commencer.
Oui, je réserve mon appel